30ème journée de C.F.A du groupe B - AS Yzeure 2 - 2 US Raon l'Etape, SAS Epinal 1 - 1 AS Moulins, Jura Sud Foot 4 - 0 HS Vesoul, FC Sochaux 2 - 0 FC Mulhouse, Lyon 3 - 1 MDA Chasselay, AS Lyon Duchère 2 - 3 ASM Belfort, FC Montceau 0 - 1 FC Villefranche, US Sarre Union 0 - 1 AS Saint-Priest

FAUBERT "pas le droit à l'erreur"

 

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Nom :    Faubert ;    prénom :    Julien.

Date et lieu de naissance :     1er août 1983,    au Havre.

Taille : 1,80 m ;    poids : 75 kg.

Poste : milieu de terrain ou défenseur latéral.

Parcours : Le Havre (1993-98), Cannes (1998-2004), Bordeaux (2004-07), West Ham (Angleterre, 2007-12), Real Madrid (Espagne, 2009), Elazigspor -TRurquie, 2012), Bordeaux (depuis le 31 janvier).

Palmarès : Coupe de la Ligue (2007).

Equipe de France : 1 sélection, 1 but (France – Bosnie).

« La Coupe de France était un objectif en début de saison et ça le reste. »

De retour dans un club qui l’a fait connaître, Julien Faubert parle de sa carrière, avant d’évoquer la Coupe de France et le piège raonnais.

Midi a sonné depuis quelques minutes.

Le décrassage des Girondins de Bordeaux est terminé en ce lundi matin, lendemain de défaite amère face à Brest.

Comme ses coéquipiers, Julien Faubert (100 matchs avec Bordeaux) doit oublier ce revers qui fait tâche et peut désormais se tourner vers la Coupe de France et un déplacement à Raon-l’Etape prévu deux jours plus tard.


Cinq ans et demi après, vous voilà de retour à Bordeaux. La boucle est-elle bouclée ?

« Pour l’instant, je suis à Bordeaux pour continuer mon métier, ma passion. Ma famille est ici, se plaît ici. Ce choix est un choix du cœur. Je connais bien le club, son environnement. C’est bien pour s’épanouir. »


Les Girondins de Bordeaux, cela s’imposait-il ?

« J’avais des pistes à l’étranger mais je pense avoir fait le tour de l’étranger pour le moment. Bordeaux, ce n’était pas prévu – il a signé le 31 janvier dans les dernières heures du mercato hivernal – mais cela s’est fait naturellement. »


Vos expériences hors de France n’ont pas toutes été couronnées de succès. Cela démontre-t-il la difficulté de s’imposer à l’étranger ?

« Pas du tout. C’est une question d’état d’esprit, de travail. Vous savez, j’ai appris l’anglais en quatre mois. Je le parle couramment aujourd’hui. Ce n’est pas si difficile que cela. C’est surtout l’envie de réussir qui nous pousse. Après, on peut éprouver des difficultés dans tout ce qui est extérieur au football. »


Regrettez-vous votre passage au Real Madrid (il n’y a disputé que deux matchs) ?

« Comment peut-on regretter Madrid.

Des milliers de joueurs aimeraient connaître un club de cette envergure.

Je n’ai peut-être pas eu la chance de beaucoup jouer, mais, dans le sens de l’apprentissage, c’est irremplaçable.

J’ai suivi un ‘’clasico’’ (les matchs entre Madrid et Barcelone) sur le banc, j’ai découvert des stades magnifiques et je me suis entraîné avec de grands joueurs. Si un club comme le Real s’est intéressé à moi, cela veut dire qu’il y a de la qualité (il ne se cite pas). »


Et l’équipe de France ?

« Non plus, je ne regrette pas, parce que Raymond Domenech (le sélectionneur entre 2004 et 2010) ne m’a pas jugé sur ma juste valeur. »


Tout ça pour dire que vous être peut-être passé à côté de quelque chose. Est-ce votre sentiment ?

« J’assume tout ce que je fais. J’ai connu le meilleur championnat d’Europe, avec cette ambiance si particulière, et une autre culture. »


A votre palmarès, il n’y a qu’une Coupe de la Ligue. La Coupe de France vous fait-elle envie ?

« Bien sûr. Je suis un compétiteur, tout me fait envie dès que je rentre sur le terrain. »


Echangeriez-vous votre unique sélection en équipe de France contre, justement, la Coupe de France ?

« Pas du tout. Au contraire. Chacun a son destin, chacun forge son destin. Le mien est celui-là mais ce n’est pas fini. »


La récente défaite face à Brest fait-elle que Bordeaux a abandonné toute chance pour les premières places et fixe à présent ses ambitions sur la Coupe de France ?

« La Coupe, c’était un objectif en début de saison et ça le reste. Comme l’Europa League. Quand on est compétiteur, footballeur professionnel, on ne peut pas ne pas vouloir tout gagner. »


Vous avez débuté en National. Savez-vous que vous avez déjà affronté Raon-l’Etape ?

« Je n’en garde pas de souvenir. Dans une carrière, il y a trop de matchs et, par la force des choses, on en oublie, même si, en National, il y a des rencontres qui m’ont marqué. Maintenant que vous m’en parlez, le peu qui me revienne à l’esprit, c’est que c’était une équipe pas facile à jouer, accrocheuse. Si c’est la même équipe que l’on va rencontrer mercredi, il va falloir être vigilant. »


Et le cadre ?

« Plus aucune idée. Mais dès que je vais voir le stade, des images reviendront. »


Que savez-vous de cette équipe vosgienne ?

« On prend les matchs comme ils viennent. Donc, on étudiera cette équipe mardi (hier). On doit, de toute façon, la prendre au sérieux. Mais le plus important, c’est nous. Il va falloir commencer le match en mettant du rythme, notre rythme. »


Un faux-pas n’est donc pas envisageable…

« Je ne pense pas que l’on ait le droit à l’erreur. Mais ce genre de match engendre une pression que l’on doit maîtriser. On doit la rendre positive. »

vosges-matin.jpgRecueilli par Francis.VERDUN.


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Date de dernière mise à jour : 27/02/2013

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