30ème journée de C.F.A du groupe B - AS Yzeure 2 - 2 US Raon l'Etape, SAS Epinal 1 - 1 AS Moulins, Jura Sud Foot 4 - 0 HS Vesoul, FC Sochaux 2 - 0 FC Mulhouse, Lyon 3 - 1 MDA Chasselay, AS Lyon Duchère 2 - 3 ASM Belfort, FC Montceau 0 - 1 FC Villefranche, US Sarre Union 0 - 1 AS Saint-Priest

La meilleure façon de gagner

Même si cela leur cause du tort, les joueurs de l’US Raon-l’Etape ne veulent pas changer leur idéal : ce jeu porté vers l’avant qui a pourtant son revers.

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A l’instar de Reinaldo Povoa (ici aux prises avec FAUBERT), les Raonnais vont toujours de l’avant dès lors qu’ils sont en possession du ballon.

 On ne le refera pas.

 

Alors que ses partenaires ont rejoint le vestiaire, Loïc Demangeon déambule dans les couloirs du stade Paul-Gasser.

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 Un mot aux supporters, des boutades à l’aréopage raonnais, un clin d’oeil à la presse et le défenseur de balancer : « Maintenant, on a quatre matchs de championnat à domicile, on va jouer la montée. »

A quelques mètres, son coach a vite fait de rectifier le tir. « On a déjà un maintien à assurer. » Ou comment refréner les ardeurs de son joueur, auteur d’une solide prestation, comme l’a fait remarquer Marius Trésor sur Girondins TV.

L’ancien international sait de quoi il parle quand il qualifie la performance du Raonnais, lui qui avait constitué la garde noire de l’équipe de France avec Jean-Pierre Adams entre 1972 et 1976. « On se dirige vers la prolongation », ajoutait le Guadeloupéen, quelques instants après l’égalisation des Vosgiens et devant le mièvre entrain que mettaient les Aquitains dans la partie. « On les remet dans le coup parce qu’on ne joue pas », estimait Trésor.

Mais il n’en fut finalement rien.

Une mauvaise communication, une mauvaise appréciation des Raonnais et voilà comment les Bordelais ont forcé la décision.

Voilà aussi comment les joueurs de CFA se sont sabordés.

 

On ne parle plus là de ce penalty sévère qui avait été accordé à la formation de l’élite au quart d’heure de jeu.

L image parle d elle meme quand a la 14 e minute samir ketlas a d commet une faute sur le bordelais abdou traore ce dernier n a pas les pieds dans la surface de reparation

 Mais de ce rudiment défensif oublié qui a permis à Bordeaux de sceller le sort de ce trente-deuxième de finale. « On doit protéger le but, au lieu de cela, on fait un marquage à l’envers, ce qui ouvre une brèche. On n’a pas encore bien assimilé que la moindre erreur se paie face à une équipe professionnelle , lâchait Jean-Philippe Séchet. En CFA, on peut se récupérer, mais pas à ce niveau. »

Il faut être pris pour être appris, dit-on.

L’US Raon-l’Etape dans son ensemble et le groupe de joueurs en particulier vont pouvoir ruminer. « Il faut se baser sur ce match pour avancer », soulignait encore le coach.

A travers cette réaction sibylline, l’ancien milieu de terrain voulait mettre en exergue l’incapacité de son groupe à se contrôler. « Mon équipe est joueuse , arguait l’ancien vainqueur de la Coupe de France. Elle a voulu aller de l’avant après l’égalisation, alors que l’on aurait dû assurer nos arrières et fermer le jeu. »

L’entrée du milieu défensif Simsek (à la 79e minute, à la place du percutant Povoa) allait en ce sens. « Il faut mieux appréhender la gestion du match », affirmait l’entraîneur raonnais. « On était un peu crispé en première période », avouait-il encore.

« Mon équipe a toujours cette ambition de jouer , répétait ensuite à l’envi Jean-Philippe Séchet. C’est pour cela que l’on perd ce match et que l’on en perd d’autres. On doit trouver l’équilibre. » Cela passe d’abord par cette régularité sur la longueur de la rencontre attendue par le technicien depuis le début de saison.

En tout cas, on ne peut pas reprocher aux Vosgiens leur manque d’abnégation, qui leur a permis de revenir à hauteur de leur prestigieux hôte.

Comme ils l’avaient également démontré onze mois plus tôt en égalisant, avant de prendre l’avantage.

Toujours en allant voir dans le camp adverse.

Leur faille est donc dans cette déconcentration constante, cette obsession à vouloir faire du spectacle en jetant aux orties le b.a.ba qui doit s’imposer.

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Pourtant, Benoît Patin et ses partenaires avaient été prévenus. « L’exemple d’Avranches (formation de CFA dirigée par l’ancien coach raonnais Richard Déziré, qui recevait Lens, Ligue 2) devait nous mettre en garde , concédait encore Jean-Philippe Séchet. A dix minutes de la fin, ils menaient 1-0 et à l’arrivée, ils encaissent trois buts dans les dix dernières minutes. Cela montre que face à des équipes de première ou deuxième divisions, il ne faut jamais se relâcher. Nous sommes en apprentissage. C’est dommage de ne pas jouer ce genre de match tous les dimanches. On apprendrait plus vite. »

Avant de claquer la porte sur l’intimité des Raonnais, Loïc Demangeon donnait « rendez-vous pour la saison prochaine. Jamais deux sans trois. Et cette fois, on passera. » Méthode Coué ou symbole que les Vosgiens veulent retenir la leçon.

L’avenir proche apportera la réponse.

« C’est dommagede ne pas jouer ce genre de matchtous les dimanches. On apprendrait plus vite. »

Francis .VERDUN de Vosges matin

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Date de dernière mise à jour : 07/01/2014

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