30ème journée de C.F.A du groupe B - AS Yzeure 2 - 2 US Raon l'Etape, SAS Epinal 1 - 1 AS Moulins, Jura Sud Foot 4 - 0 HS Vesoul, FC Sochaux 2 - 0 FC Mulhouse, Lyon 3 - 1 MDA Chasselay, AS Lyon Duchère 2 - 3 ASM Belfort, FC Montceau 0 - 1 FC Villefranche, US Sarre Union 0 - 1 AS Saint-Priest

LAMBAY au dessus de DIABATE

Le duel entre le gardien raonnais et l’attaquant bordelais a plutôt tourné à l’avantage de Romain Lambay... Si ce n’est lors de ce maudit penalty égalisateur !

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UN DUEL DANS LE MATCH

Cheick Diabaté, l’attaquant bordelais a bien changé depuis sa dernière apparition à Gasser où il menait la juvénile formation nancéienne. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts... Le colosse malien a ainsi rejoint la Gironde pour faire ses preuves en L1 voire en coupe d’Afrique des Nations, durant le mois de janvier.

Mais de l’Afrique du Sud à ce petit coin des Vosges, il y a un voyage improbable qui a permis de mettre aux prises Cheick Diabaté à la charnière centrale William Sery - Amara Keita et au bondissant Romain Lambay.

Loin de nous l’idée de ne retenir que ce quatuor pour résumer le match entre Raon et Bordeaux mais leur duel a pesé sur le scénario de cette rencontre.

Et comme balade de santé, on pouvait trouver mieux pour des Raonnais qui avaient choisi la zone pour le marquage.

Une bonne raison à cela, ou plutôt deux ; il était quasiment impossible de lui prendre un ballon et surtout il fallait que la paire vosgienne soit présente pour le fameux deuxième ballon.

Un choix stratégique étudié pour qui suit les Girondins.

« En fait, on voulait éviter de faire faute sur lui, explique William Sery, on ne pouvait pas intervenir à deux pour éviter que ses déviations soient utilisées par ses partenaires. On le laissait contrôler mais après on le faisait jouer. »

De sa ligne de but, Romain Lambay avait tout compris, lui qui était attendu au tournant sur les ballons aériens. Comment s’imposer devant le mètre 94 de Cheick Diabaté ?

« En fait, Carrasso avait déjà envoyé un ballon devant les six mètres pour me tester, ajoutait Romain Lambay, je n’ai pas hésité et je me suis imposé. Sur les coups francs, ils étaient très performants. Ils ont des mains à la place des pieds pour placer les coups francs. »

Il n’en fallait pas plus pour que Romain Lambay soit exposé durant 120 minutes.

Un laps de temps durant lequel il n’a pratiquement commis aucune erreur et au cours duquel il aurait dû être le héros de la soirée.

C’était écrit à l’image de son arrêt à bout portant face à Diabaté, sans parler du début du match où il s’était imposé face à Sacko et ce même Diabaté. « Je ne me suis pas posé de questions dans ce match et c’était important de me saisir du ballon dès que je le pouvais. Mais globalement, nous avons bien défendu jusqu’à ce penalty… »

Le soupir est perceptible et l’incompréhension aussi d’ailleurs.

« Comment peut-il siffler penalty ? C’est quand même sévère. »

Pour couronner le tout, Romain Lambay est passé du héros heureux à malheureux en quelques secondes.

« Je l’ai observé durant la rencontre et je ne le voyais pas ouvrir son pied. Il a tiré au milieu et je n’ai pu que repousser sur lui... »

De quoi pester pour un gardien dont le nom allait être scandé pour la terrible séance des tirs au but.

Allait-il rééditer ses performances face à des joueurs de la trempe d’Obraniack, Plasil ou Seric sans oublier Sané.

A chaque fois, Romain Lambay allongeait les bras pour finalement s’incliner comme s’il laissait glisser le poisson entre les doigts.

Romain Lambay pouvait saluer tous ses supporters et recevoir les félicitations des partenaires et surtout des adversaires.

Belle revanche pour un gardien, nommé n° 2, qui a montré l’étendue de son talent face à Cheick Diabaté et des Bordelais heureux de leur sort.

De notre correspondant : A. Gh.

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Date de dernière mise à jour : 16/08/2013