30ème journée de C.F.A du groupe B - AS Yzeure 2 - 2 US Raon l'Etape, SAS Epinal 1 - 1 AS Moulins, Jura Sud Foot 4 - 0 HS Vesoul, FC Sochaux 2 - 0 FC Mulhouse, Lyon 3 - 1 MDA Chasselay, AS Lyon Duchère 2 - 3 ASM Belfort, FC Montceau 0 - 1 FC Villefranche, US Sarre Union 0 - 1 AS Saint-Priest

Les joyaux de Gironde

LES JOYAUX DE GIRONDE

Sous le feu de la critique pour la frilosité de son jeu, la formation bordelaise contient plusieurs joueurs de renom. Zoom sur six d’entre eux sachant que Trémoulinas, Ben Khalfallah, Bellion, Nguemo et Rolan seront absents ce soir à Raon-l’Étape.

nicolas-maurice-belay.jpg

A Bordeaux, Nicolas Maurice-Belay a recréé un peu de son ancien foyer, le FC Sochaux où il a passé quatre saisons, en rejoignant son ex-entraîneur, Francis Gillot.

Il incarne le recrutement low-cost des Girondins après les années Laurent Blanc.

Pour sa première saison, en 2011-2012, le déroutant milieu gauche a tout de la bonne pioche et contribue activement à la qualification des Bordelais pour la Ligue Europa.

Cette saison, l’ex-international espoir peine à revenir au niveau qui est le sien, plombé qu’il est par des problèmes récurrents au genou.

En manque de rythme, il a perdu de son coup de rein.

Francis Gillot semble pourtant lui faire confiance. A son actif : seulement deux passes décisives et aucun but. Il est la touche de folie qu’il manque peut-être aux Bordelais.

A 31 ans, il a déjà vécu plusieurs vies.

A l’OM où il a été formé, il succède à Fabien Barthez puis se blesse au tendon d’Achille à l’été 2007, ce qui le tient écarté des terrains pendant six mois.

Un certain Steve Mandanda assure l’intérim et le pousse vers la sortie.

Il rebondit à Toulouse lors de la saison 2008-2009. Pour beaucoup, le Téfécé doit sa quatrième place au tandem Gignac-Carasso.

Le club finira meilleure défense de la Ligue 1 avec 27 buts encaissés.

Derrière Lloris et Mandanda, il a longtemps été le numéro 3 en équipe en France.

Mais une nouvelle blessure le privera de Coupe du monde en 2010.

Le maillot bleu s’est éloigné depuis l’arrivée de Didier Deschamps qui lui préfère Landreau. A Bordeaux, il reste une voix très écoutée dans les vestiaires. Un leader.

Joker de luxe à Lille où il est une victime collatérale de l’explosion d’Eden Hazard, il rejoint les Girondins en janvier 2012. Talent parmi d’autres au LOSC, il est un leader technique à part entière à Bordeaux.

Francis Gillot le positionne le plus souvent sur le côté droit de son milieu de terrain où son pied gauche lui permet de pénétrer dans l’axe et de libérer un couloir dans lequel Faubert peut s’engouffrer.

Avec la Pologne qu’il a choisie de rejoindre en 2009 (il a la double nationalité), l’ancien Messin joue même en numéro 10. Avec 6 buts et 4 passes décisives cette saison toutes compétitions confondues, il est en plus décisif.

Sur coup de pied arrêté, il est un poison. Sa virtuosité tranche avec la morosité du jeu bordelais cette saison. Indispensable.

Les nostalgiques se souviendront de ce quart de finale retour de Ligue des champions en 2004.

Face au grand Real Madrid, Monaco réalise un exploit retentissant (défaite 4-2 à Madrid, victoire 3-1 à Monaco). Ce jour-là, Jaroslav Plasil fait des étincelles au milieu de terrain. Dans la foulée, il participe à l’Euro avec la République tchèque et certains le voient comme le successeur de Pavel Nedved, ballon d’or 2003. Puis il quitte Monaco pour Osasuna en 2007 où il se perd pendant deux saisons.

Il revient en France, à Bordeaux, la saison post-titre. Irréprochable dans son rôle de relayeur, il pâtit des résultats décevants en fin de saison. Depuis le départ de la colonne vertébrale de l’équipe, il est LE leader technique des Girondins. Il a parfois tenu sa formation à bout de bras.

Le gardien du temple.

A bientôt 31 ans, le défenseur central a tout connu à Bordeaux. Sans faire de vague, Marc Planus est devenu un taulier apprécié et respecté par ses coéquipiers et le public de Chaban-Delmas.

Il est en passe de boucler sa douzième saison au club, lui qui y a été formé, et devrait d’ailleurs y finir sa carrière.

Avec Souleymane Diawara, il a formé une paire incassable en charnière centrale durant deux saisons et emmené les Girondins au doublé coupe-championnat. Sa régularité le pousse même jusqu’en équipe de France et il dispute la Coupe du monde en 2010, étant relativement épargné dans le scandale de Knysna.

Souvent blessé depuis deux saisons, il est moins souverain. Mais toujours titulaire et plutôt bien installé. Une valeur sûre.

L’international sénégalais s’est imposé au fil des ans au sein du groupe bordelais qu’il a intégré en 2009 sous l’ère Laurent Blanc après avoir été formé à Lormont, au stade Bordelais et à Agde. Ayant intégré la réserve des Girondins en 2008, il y a signé son premier contrat professionnel en 2009.

Défenseur central d’1,92 m et 25 ans, Sané a prolongé son bail aux Girondins jusqu’en 2015. La preuve que le club bordelais compte sur lui. Il a déjà disputé 23 matchs comme titulaire en Ligue 1 cette saison.

Victime de douleurs à la cuisse lors du match contre Lyon, il a toutefois tenu sa place lors du dernier match perdu à domicile face à Brest dimanche. Homme à tout faire de la défense, Sané n’hésite pas à monter sur les coups de pieds arrêtés où sa taille lui a déjà permis de marquer 7 buts.

vosges-matin.jpg

Les commentaires sont clôturés

×