30ème journée de C.F.A du groupe B - AS Yzeure 2 - 2 US Raon l'Etape, SAS Epinal 1 - 1 AS Moulins, Jura Sud Foot 4 - 0 HS Vesoul, FC Sochaux 2 - 0 FC Mulhouse, Lyon 3 - 1 MDA Chasselay, AS Lyon Duchère 2 - 3 ASM Belfort, FC Montceau 0 - 1 FC Villefranche, US Sarre Union 0 - 1 AS Saint-Priest

Un penalty plus que litigieux

Les affaires raonnaises ont pris du plomb dans l’aile dès le premier quart d’heure de jeu quand l’arbitre Alexandre Castro a accordé un penalty litigieux aux Girondins.

Comme l’avait fait Laurent Duhamel l’an passé…

L image parle d elle meme quand a la 14 e minute samir ketlas a d commet une faute sur le bordelais abdou traore ce dernier n a pas les pieds dans la surface de reparation

L'image parle d'elle même

Quand à la 14ème minute, Samir KETLAS commet une faute sur le Bordelais Abou TRAOE, ce dernier n'a pas les pieds dans la surface de réparation.

Y avait-il penalty à la 14e minute ?

Le premier tournant du match est donc intervenu dès la 14e minute quand Alexandre Castro, l’arbitre de la rencontre, a désigné le point de penalty suite à une faute du Raonnais Samir Ketlas sur le Girondin Abdou Traoré.

Le référé n’a marqué aucune hésitation au moment de prendre sa décision mais les images des télévisions et les photos de Vosges Matin ont plutôt démontré que le Bordelais se trouvait juste en dehors de la surface de réparation lorsqu’il a été déséquilibré par le joueur vosgien.

L’arbitre aurait dû siffler un coup franc direct même si le règlement affirme qu’un joueur qui a le pied sur la ligne des 16,50 m est considéré comme étant dans la surface.

Mais Traoré n’avait pas le pied sur la ligne. La photo le prouve (voir ci-contre).

Y aurait-il but si Ba n’avait pas dévié le ballon ?

Le sort du match a été scellé à la 87e minute quand, sur une action initiée par Saivet côté droit, Bellion a dévissé sa reprise et que le ballon a été dévié dans le but raonnais par le défenseur vosgien Abdoulaye Ba.

Y aurait-il eu but si Ba n’était pas intervenu ? « Non , affirme Romain Lambay, le gardien raonnais. Bellion avait raté sa reprise et je m’apprêtais à me saisir du ballon quand Abdou l’a dévié dans les filets. Il ne l’a pas fait exprès, cela arrive », expliquait le portier vosgien.

Quelle a été l’affluence au stade Gasser ?

Le match d’hier aura connu moins de succès que celui de l’an passé.

En février 2013, le stade Paul-Gasser avait réuni 3 883 spectateurs pour la confrontation entre Raon-l’Etape et Bordeaux.

Hier après-midi, ils n’étaient que 2 542 en tribunes et autour de la pelouse.

Cette différence s’explique par plusieurs éléments.

Tout d’abord, le match d’hier était télévisé par France Télévisions alors que le match de 2013 ne l’avait pas été. Ensuite, même si les supporters bordelais étaient tout aussi nombreux que l’année dernière à avoir fait le déplacement (voir ci-dessous) , les dirigeants raonnais n’avaient pas cherché à augmenter la capacité d’accueil du stade en louant une tribune provisoire comme ils l’avaient fait l’an passé.

Il est vrai que le tarif de location de ladite tribune, 20 000 €, avait nettement refroidi les ardeurs locales.

D’ailleurs, le club raonnais est toujours débiteur auprès de la mairie raonnaise qui avait avancé l’argent l’an passé.

Combien y avait-il de supporters bordelais ?

Au départ, les dirigeants vosgiens estimaient à 250 le contingent de supporters des Girondins appelé à venir soutenir leurs joueurs favoris au stade Gasser.

Ensuite, il a été question de 150 supporters mais, au final, ils étaient à peine plus d’une centaine.

La plupart de ces supporters étaient issus des sections alsaciennes et franc-comtoise des Marines et Blancs, le club officiel des supporters girondins.

Y a-t-il eu des incidents durant le match ?

Les forces de l’ordre avaient pris toutes les mesures nécessaires pour contenir le public et principalement les supporters girondins, parqués derrière un but. Les seuls incidents ayant été relevés concernaient des fumigènes allumés en début de match et lors des deux buts inscrits par les Bordelais.

Les gendarmes se sont évertués à identifier les auteurs de ces jets de fumigènes. Avec difficulté.

Les Bordelais ont-ils laissé leur partie de la recette ?

Peut-être ou peut-être pas. En tout cas, les dirigeants raonnais, Jean-Pierre Rossi et Jean-Luc Weber en tête, ont sondé leurs homologues bordelais en ce sens à la fin du match.

En l’absence de Jean-Louis Triaud, le président, pas sûr que les Vosgiens aient obtenu gain de cause alors que la recette du match doit avoisiner les 25 000 €. Une somme qui doit être divisée en trois (20 % pour la fédération et le reste entre les deux clubs).

Soit 10 000 € chacun.

Philippe NICOLE de Vosges matin

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Date de dernière mise à jour : 06/01/2014