30ème journée de C.F.A du groupe B - AS Yzeure 2 - 2 US Raon l'Etape, SAS Epinal 1 - 1 AS Moulins, Jura Sud Foot 4 - 0 HS Vesoul, FC Sochaux 2 - 0 FC Mulhouse, Lyon 3 - 1 MDA Chasselay, AS Lyon Duchère 2 - 3 ASM Belfort, FC Montceau 0 - 1 FC Villefranche, US Sarre Union 0 - 1 AS Saint-Priest

L'éternel guerrier

Loïc DEMANGEON

 A bientôt trente-cinq ans, Loïc Demangeon demeure compétitif et compétiteur.

Passé du SA Spinalien à l’US Raon-l’Etape l’été dernier, le défenseur garde la foi chevillée au corps.

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RAON-L’ETAPE – BORDEAUX

Que cela soit dans la vie de tous les jours ou sur un terrain de football, Loïc Demangeon est un battant.

Il y a quelques mois, on a vu le citoyen vent debout face au projet de la communauté de communes de la région de Rambervillers, sa ville, de mettre en place le ramassage des ordures ménagères à la pesée.

Sur les pelouses, le joueur de l’US Raon-l’Etape n’hésite jamais à se sacrifier pour le collectif, au centre de la bataille pour arracher un ballon ou protéger l’accès de son but.

Loïc Demangeon n’est certainement pas le plus doué de sa génération.

Mais quand il faut faire parler une expérience acquise au gré des nombreux combats et d’une décennie au haut niveau, il n’est assurément pas le dernier.

Le retrouver en CFA à l’aube de ses trente-cinq ans (il les aura le 26 avril prochain) n’est donc pas incongru pour un joueur encore en National il y a quelques mois. Avec le SA Spinalien, dont il portait les couleurs depuis 2004, le défenseur avait atteint à nouveau un cap – le troisième échelon national – qu’il avait découvert par le passé, dans un parcours riche en événements, mais contrarié par un départ inattendu du club de la préfecture.

« Revenir à Raon, ça a été une suite pas logique car comme tout le monde le sait, je ne voulais pas quitter Epinal. Je voulais y finir ma carrière. Mais le foot en a décidé autrement », indique le trentenaire.

Mais revenir à Raon-l’Etape lui donnait encore la possibilité de rester à un niveau hiérarchique intéressant.

« De toute façon, en aucun cas, je ne suis en retraite , insiste le joueur. Je pense toujours à l’avenir, à la fin de cette saison et à la prochaine. Aujourd’hui, je n’ai plus rien à prouver. Juste, peut-être de montrer que je suis toujours au niveau quand on me fait confiance. Je suis capable de faire des gros matchs et pas juste être là pour continuer ma carrière. » 
  

« J’ACCORDE BEAUCOUP D’IMPORTANCE AUX VALEURS COMME L’AMITIÉ. » 
 

Après des débuts en dents de scie avec sa nouvelle équipe, elle-même en difficulté lors des premiers tours de roue, Loïc Demangeon a fini par gagner ses galons de titulaires sur la gauche ou dans l’axe de la défense.

« Il y a eu un renouvellement de l’effectif énorme, de nouvelles méthodes de travail, un environnement différent à celui d’Epinal, et cela même si je connaissais Raon. On était au fond du trou les deux premiers mois. Mais, au fur et à mesure, on a appris à se connaître et se voir en dehors du terrain. Comme il y a de la qualité dans le groupe, les résultats sont arrivés », explique-t-il.

Une entité raonnaise qui l’avait déjà accueilli entre 1998 et 2004, après qu’il eut joué à Epinal. Déjà.

« Je ne suis pas un troubadour du football , se marre l’éducateur spécialisé.

Si je suis resté longtemps dans les clubs, c’est que je m’y sentais bien.

J’accorde beaucoup d’importance aux valeurs comme l’amitié.

A Raon, des choses ont changé au niveau technique.

J’ai connu Didier Ollé-Nicolle, qui a une forte personnalité et est très exigeant.

Là, aujourd’hui, c’est un esprit totalement différent, même si les dirigeants, les bénévoles n’ont pas changé.

J’ai retrouvé à Raon ce qu’Epinal est en train de perdre, ce côté familial qui est pour moi important. »

Dans moins d’une semaine, la Coupe de France va reprendre ses droits du côté du stade Gasser.

Pour le plus grand bonheur d’un joueur qui prolonge sa carrière pour vivre, aussi, ces instants « uniques, particuliers », estime-t-il.

« Pour moi, poursuit le joueur, la Coupe de France, c’est la chose la plus importante pour un amateur. Ça peut mettre en lumière un club, une ville.

Il n’y a que cette épreuve qui peut faire vibrer les gens.

Moi aussi ça me fait vibrer.

Pour suivre le tirage au sort des trente-deuxièmes de finale alors que l’on s’entraînait, j’avais mis mon portable dans la poche. » Loïc Demangeon est indécrottable. 

vosges-matin.jpgFrancis VERDUN

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Date de dernière mise à jour : 21/02/2013