30ème journée de C.F.A du groupe B - AS Yzeure 2 - 2 US Raon l'Etape, SAS Epinal 1 - 1 AS Moulins, Jura Sud Foot 4 - 0 HS Vesoul, FC Sochaux 2 - 0 FC Mulhouse, Lyon 3 - 1 MDA Chasselay, AS Lyon Duchère 2 - 3 ASM Belfort, FC Montceau 0 - 1 FC Villefranche, US Sarre Union 0 - 1 AS Saint-Priest

Toujours envie de prouver

Pascal JOHANSEN

Rares ont été les joueurs du calibre du Colmarien à s’engager avec un club vosgien.

L’US Raon-l’Etape a cette chance d’avoir conquis un meneur de jeu de 34 ans encore animé du feu sacré.

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Pour venir au stade Paul-Gasser parapher sa licence avec l’US Raon-l’Etape, Pascal Johansen n’a pas eu besoin de GPS, hier. Rien de tel que d’être ami avec Loïc Fortuna, Déodatien de naissance et ancien joueur du club de CFA, qui est revenu au bercail après sept saisons de l’autre côté de la ligne bleue des Vosges.

Ami, complice et guide, ce dernier a favorisé la venue du milieu de terrain offensif dans la cité raonnaise.

Après avoir apposé sa signature à un contrat de deux ans, et avant de découvrir son nouvel environnement et ses nouveaux partenaires, Pascal Johansen s’est prêté au jeu des questions-réponses.

Quitter votre Alsace, ça peut paraître étonnant. Le FC Mulhouse n’a-t-il pas su vous retenir ?

« Il n’y avait pas une volonté féroce de ma part de rester en Alsace. Ma vie a été et est faite de mouvement. Il faut savoir saisir les opportunités qui se présentent. »

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Raon-l’Etape en a donc été une quand Loïc Fortuna vous a parlé de son départ pour les Vosges.

« Avec Loïc, on est tout le temps ensemble.

On a joué deux ans l’un avec l’autre. Ça a facilité les choses, c’est vrai. Mais, à la base, il y a eu la motivation sportive. Mulhouse a perdu beaucoup de joueurs (11).

Il y avait une bonne ambiance. Avec Raon, les premiers contacts ont été bons.

Ça s’est bien passé. Il y a eu un bon feeling avec le président, l’entraîneur. Et j’avais envie de connaître autre chose.

Et puis, venir ici, ce n’est pas un total dépaysement par rapport à chez moi. Tout était rassemblé pour que je sois motivé à venir à Raon-l’Etape. »

Vous faire confiance à trente-quatre ans a-t-il également pesé dans votre décision ?

« Ça m’a fait plaisir, ça a influencé mon choix. Je ne pense pas que l’âge est un obstacle. A trente-quatre ans, on se connaît beaucoup mieux. Entrer dans un projet de deux ans, c’est assez flatteur. Quand on vous donne de la confiance, ça donne envie de la rendre. Ça booste. »

Aviez-vous besoin d’un rebond ?

« A Mulhouse, cela aurait été ma troisième saison. On rentre dans une rengaine, une habitude. A mon âge, on commence à être usé mentalement. Alors quand tout le monde s’en va, pour retrouver un second souffle, il faut partir. Le foot est une éternelle remise en question. Toutes les semaines. Il y a toujours une envie de prouver. »

Votre stature d’ancien joueur professionnel est-elle dure à porter dans ce CFA ?

« Dans tous les clubs de ce championnat, il y a des bons joueurs, passés ou non par les centres de formation. Le niveau est meilleur qu’avant. On s’entraîne tous les jours. Comme les pros. Je m’attendais à ce que cela soit plus difficile pour moi quand je suis revenu à Mulhouse. Mais j’ai trouvé assez vite mes marques. »

Votre expérience fait-elle que vous devez être un exemple ?

« Je ne sais pas, mais cette expérience doit me faire apporter techniquement, surtout à mon poste. J’ai la responsabilité du jeu. Je dois encadrer les jeunes comme je l’ai été quand j’ai débuté. Mais je n’en rajoute pas parce que j’ai évolué au plus haut niveau. Je connais bien le foot pour savoir aider ceux qui en ont besoin. Si je dois être un exemple, ce doit être naturel. Je n’ai pas envie de me perdre là-dedans. »

Vous aviez déclaré que vous n’aimez pas perdre…

(Il coupe en faisant de grands gestes). Dans n’importe quoi. Aux cartes, à la Play station. Ce n’est pas que je n’aime pas perdre. J’aime gagner. »

Que gardez-vous de vos années professionnelles ?

« Il y a tellement de choses. J’ai un peu tout connu. La Ligue 1. La Ligue 2. La victoire en Coupe de France, en Coupe de la Ligue. La relégation avec Strasbourg. Je suis passé par toutes les couleurs du football, toutes les émotions. J’ai vécu des années difficiles, d’autres fastes. Ce que je garde, en fait, c’est que j’ai fait une carrière, un rêve d’enfant. »

Se construit-on plus dans la victoire ou dans la défaite ?

« Dans les deux, forcément. Il est utile de tout connaître pour acquérir de l’expérience. »

Nom : Johansen ; prénom : Pascal.

Date et lieu de naissance : 28 avril 1979, à Colmar.

Taille : 1,76 m ; poids : 71 kg.

Poste : milieu offensif.

Parcours : RC Strasbourg (Ligue 1 et Ligue 2, 1999-2002) ; Olympique de Marseille (Ligue 1, 2002-2004) ; RC Strasbourg (Ligue 1 et Ligue 2, 2004-2008) ; FC Metz (Ligue 2, 2008-2010) ; Grenoble (Ligue 2, 2010-2011) ; Mulhouse (CFA, 2011-2013).

Palmarès : Coupe de France 2001 ; Coupe de la Ligue 2005.

En chiffres

165 : matchs en première division (7 buts).

115 : matchs en deuxième division (11 buts).

31 : matchs de Coupe de France (10 buts).

25 : matchs de Coupe de la Ligue (3 buts).

8 : matchs de Coupe UEFA (ancienne Ligue Europa).

5 : matchs de Ligue des Champions.

1 : sélection en équipe de France Espoirs (2000).

« Quand on vous donne de la confiance, ça donne envie de la rendre. Ça booste. »


vosges-matin.jpg  Recueilli par Francis .VERDUN.

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Date de dernière mise à jour : 04/07/2013

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