30ème journée de C.F.A du groupe B - AS Yzeure 2 - 2 US Raon l'Etape, SAS Epinal 1 - 1 AS Moulins, Jura Sud Foot 4 - 0 HS Vesoul, FC Sochaux 2 - 0 FC Mulhouse, Lyon 3 - 1 MDA Chasselay, AS Lyon Duchère 2 - 3 ASM Belfort, FC Montceau 0 - 1 FC Villefranche, US Sarre Union 0 - 1 AS Saint-Priest

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GUILLAUME NUSSE :

« ON SENT LE VENT DU BOULET ARRIVER »

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Le 7 juillet 2013

Guillaume Nusse, vous êtes président de Clairefontaine-Rhodia. Comment se prépare la prochaine rentrée scolaire ?

« Pour nous, la rentrée commence dans les bureaux et plus d’un an à l’avance.

Les produits les plus basiques sont réalisés très tôt, pour mettre le stock à niveau.

Mais c’est vrai que le printemps et l’été sont les périodes hautes pour nous. En ce moment, nous sommes en train de livrer tous nos clients.

Avec l’évolution de la loi, nous devons aujourd’hui garder un maximum de produits dans nos entreprises et livrer nos clients en juin et juillet. En terme de valeur, on passe de 1 à 3. »

Pour vous, le rush va durer jusque quand ?

« Cela va vite se calmer. Du 1er au 15 août, c’est complètement mou. Et après le 15 août, on va repartir à fond pendant trois semaines.

D’autant que nous avons aujourd’hui une autre activité moins visible que les grandes surfaces et les papeteries spécialisées mais bien connue des familles. »

Vous voulez parler des livraisons directes dans les écoles ?

« On livre beaucoup de clients qui vont ensuite livrer les écoles qui elles-mêmes redispatcheront ensuite dans les familles.

Cela se fait généralement par appel d’offres. Et l’Etat n’est pas un payeur exceptionnel.

Du coup, s’il manque un cahier dans une livraison qui comporte des milliers de produits, la commande n’est pas payée. Les sommes engagées sont importantes, l’activité est importante… Et fin août, nous assurerons des livraisons tous les jours. »

Au fil des années, vous avez vu les choses évoluer en ce qui concerne la préparation de la rentrée scolaire ?

« Complètement. Au milieu des années 90, les grosses commandes se faisaient en mars/avril et le reste fin août/début septembre.

C’était plus facile pour nous. Et il ne faut pas se voiler la face. Les belles années sont derrière nous.

A l’époque, on imposait nos prix. Aujourd’hui, c’est très dur.

On est en rentabilité 0 voire négative au niveau des produits pour la rentrée scolaire. Et la pression de la grande distribution n’arrange rien.

La liste scolaire, c’est vu comme une prescription médicale par les familles mais cela reste une dépense obligatoire. Et cela nous fait endosser le mauvais rôle.

Il faut savoir qu’on vend aujourd’hui nos produits moitié moins cher qu’il y a 20 ans. »

Le numérique, les tablettes et les smartphones se développent de plus en plus, et font même une percée dans les établissements scolaires. Cela vous inquiète pour l’avenir ?

« Le numérique avance doucement mais sûrement.

On recule tous les ans au niveau de nos produits mais le cahier scolaire enfant reste fort.

En revanche, pour tout ce qui concerne les produits pour étudiants, on sent le vent du boulet arriver. Le groupe était en légère perte en 2012.

On a des réserves mais c’est dur.

Le cahier marque une obligation de suivi et une rigueur qui ne sont pas les mêmes qu’avec un smartphone.

On continue à faire des enveloppes parce que quand on invite des gens à un mariage, on ne le fait pas par SMS.

Mais est-ce que cela remplira nos usines dans 20 ans ? C’est une excellente question… »

vosges-matin.jpg Propos recueillis par A.A.

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 ETIVAL-CLAIREFONTAINE

 La cloche de la sortie a sonné vendredi.

Pour des milliers de petits écoliers vosgiens, les vacances sont enfin arrivées ! Mais pour certaines familles, début des vacances rime avec fournitures scolaires. Histoire de se débarrasser, une bonne fois pour toutes de la « corvée » d’achat de cahiers.

 Dans ces conditions, les papeteries d’Etival-Clairefontaine vivent actuellement une grosse période d’activité. « On nous demande de livrer de plus en plus tôt chaque année et dès lundi, tout doit être dans les rayons des magasins », explique Pascal Gousy, directeur du service cahier de la papeterie.

 Chaque année, la papeterie vosgienne produit 30 millions de cahiers. Et diffuse, en France bien sûr mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, au Japon, en Arabie-Saoudite… «On compense la baisse de la consommation en se positionnant sur l’export (voir ci-dessus). »

 L’usine vosgienne continue de fabriquer son propre papier, par souci de qualité « avec des mélanges entre des fibres longues qui viennent de résineux et des fibres courtes qui proviennent de feuillus. Le papier est toujours de la même qualité et ce depuis 1950 » , poursuit Pascal Gousy.

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Date de dernière mise à jour : 11/07/2013

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